Croire aux miracles….

Des mois que je n’ai pas pris mon clavier pour donner des nouvelles. Mr Crevette et moi étions partis dans une nouvelle étape de notre vie : la préparation à l’adoption. De réunions en réunions (obligatoire en Belgique), nous avons fini notre parcours au début du mois de juin. Mr Crevette qui préférait l’adoption au don d’ovocytes, a été quelques peu refroidi devant les difficultés inhérentes à toute adoption…

Finalement, un matin, nous nous sommes retrouvés aux côtés de couples et de célibataires dans une de ces salles de réunion impersonnelles de l’ONE (Il n’y pas d’équivalent en France, joue en partie le rôle de la DDASS), pour la dernière étape avant de déposer un dossier en vue d’adopter.

Le soir venu, face à quelques symptômes méconnus, j’ai décidé d’acheter un test de grossesse au Carrefour du coin, évidemment persuadée qu’il serait négatif…

Et Mr Crevette et moi avons appris que nous avions défié tous les pronostics des 5 professeurs que nous avions rencontrés à Bruxelles. J’étais enceinte malgré ma réserve ovarienne proche de 0.

Il nous en a fallu du temps, et surtout à moi pour accueillir la nouvelle… Il était temps de l’écrire ici…

 

 

 

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Plongée dans mes racines pour me prolonger

Apprendre que j’étais stérile il y a maintenant plus d’un an a été comme recevoir un coup de massue. Je suis descendue du train… et je suis restée  sur le quai à pleurer, crier (intérieurement) et m’isoler… j’ai laissé en jachère mon corps, mon coeur et mon esprit, pour me laisser le temps de digérer l’impensable. Je me suis sentie trahie par ce corps que je croyais connaitre, trahie par la vie, trahie par la génétique, puisque la source de ma stérilité se trouverait selon les médecins dans mes chromosomes.

J’ai également laissé de côté le blog, car la douleur était trop forte, trop intime pour pouvoir m’exprimer. Pendant ce laps de temps, je suis retournée sur le chemin de mes origines. A défaut de pouvoir prolonger mon être en donnant naissance, j’ai entamé des recherches sur l’histoire de ma famille. Qui était mes ascendants? mes origines?  Peut-être cherchais-je une raison, un motif à la stérilité qui me frappait.

PhotofeuilleEn remontant branche après branche mon arbre généalogique, j’ai mis des noms, des dates, des lieux sur mes ancêtres et déroulé le fil de la Grande et de la petite histoire familiale. Cette démarche s’est télescopée avec la disparition de mon grand-père à l’aube de ses 95 ans. Dans un mois, ma sœur donnera naissance à une jolie petite fille. Le cycle de la vie…ou pas, quand la stérilité vient se poser là.

A travers les entrelacs des branches de mon arbre généalogique, j’ai pu incarner des « épisodes familiaux » traumatisants qui jalonnent notre famille. Mes deux grand-mères ont chacune connu le suicide d’un de leurs parents quand elles étaient petites, un de mes grands-pères serait probablement issu d’un viol, ce qu’il expliquerait que son père « officiel » l’ait déshérité avant sa mort, et puis il  y a la branche de mon autre grand-père qui s’arrête brutalement lorsque je découvre qu’une arrière-arrière grand-mère était une enfant « trouvée » (comme on disait alors).

Moi qui n’envisageait pas d’être mère autrement qu’en transmettant mes chromosomes, moi qui ait eu tant de mal à me sentir capable d’être une mère aimante et pas défaillante, je me dis que cela à peu ou prou à voir avec l’histoire de mes ancêtres. Sans être une adepte forcenée de la psychogénéalogie, je suis persuadée que l’on porte en soi les stigmates de son histoire familiale. Aujourd’hui, je ne cherche pas une raison à ma stérilité, mais j’y vois aussi une logique à explorer le prolongement voire la maternité autrement.

Déjà, il y a ce ptit bout de jeune fille que j’ai rencontré il y a 6 ans et qui du haut de ses bientôt 8 ans rempli mon quotidien de bisous, de câlins, de rires et de chatouilles. Il y a ces 2 « presque adultes »dont je suis la belle mam, mon blondinet de filleul qui fait ma joie, et bientôt ma nièce qui me fera tata.

Et puis il y a les autres voies qui s’offrent à moi : le don d’ovocytes, et l’adoption. Des voies que je peux enfin imaginer comme des possibles. Une maternité « douce », réfléchie, qui prend son temps. Une maternité qui me fera « famille » avec mon compagnon de vie.

Le règne de la culpabilité

Être infertile ce n’est pas une maladie. On n’en meurt pas, au pire on entame une longue dépression, et parfois même on touche le fond. Mais bon, en gros, si tu as le droit de te plaindre les premières semaines, il faudrait quand même pas que tu saoules tout le monde avec cela trop longtemps. Au mieux t’es deux dans ce voyage, parce ton couple survit à cela et que vous souffrez tous les  deux (vaste programme), au pire t’es seul(e) face à cette réalité que cette putain de vie t’impose.

Passée l’annonce de ta stérilité à tes proches, la vie reprend ses droits, pour les autres, pour toi la vie s’arrête. Mais prière de garder ton mal-être bien caché au fond de toi. Au boulot, tu te dois de féliciter la collègue qui vient d’accoucher et qui t’envoie la photo du petit dernier. Une autre qui a la malchance d’avoir deux garçons (la pauvre!) te fait remarquer que quand même t’as touché le gros lot en ayant une belle-fille à qui tu peux faire des tresses, acheter de jolies robes… ben voyons! Quand un de tes parents ne te fait pas culpabiliser parce que tu te sens incapable de voir telle proche enceinte, parce qu’à l’idée de la voir avec son ventre, sa poitrine épanouie, tu as des sueurs froides et tu paniques. Non pas que je me réjouisse pas pour toutes ces futures,nouvelles ou actuelles mamans, sincèrement je suis vraiment heureuse pour elles et notamment une qui se reconnaitra, … mais STOP.

Que les choses soient claires:

  • Être tata, marraine, belle-mère, cela ne comble pas le mal de mère.
  • Je souffre, et ouais je vais mettre les mots dessus: je fais une grosse dépression (http://www.pourquoidocteur.fr/Femme/7813-Infertilite-ne-pas-faire-le-deuil-de-la-maternite-degrade-la-sante-mentale)… et de vous à moi, je ne sais pas si je m’en sortirai.
  • Je compte pas me culpabiliser parce que je ne donne pas signe de vie à amis, proches, familles, parce que je ne suis pas aussi gaie que d’habitude.
  • Je ne compte plus subir les longues plaintes de ma mère au téléphone.
  • Si je pleure à tout bout de champ à la maison, parce que bah au boulot, je fais semblant, et que ça « perturbe » mes beaux-enfants dixit mon conjoint (les enfants eux m’ont rien dit, je me cache dans ma chambre sous la couette, mais j’ai pas encore trouvé comme étouffer mes pleurs), j’en suis désolée, mais je ne vais pas culpabiliser ni m’excuser de souffrir.

Suis-je devenue intolérante? Je ne le crois pas, mais pour une fois dans ma vie, je place mon bien-être avant tout. Je me bats tous les jours pour rester debout. Pas un jour, sans crise de larmes, attaque de panique, crise d’angoisse ou insomnie.

Est-ce que je m’isole volontairement? Oui effectivement. Est-ce que j’ai envie d’en parler? plus vraiment, je suis mono sujet en ce moment et je comprends bien que cela puisse lasser. Sinon je parle à la super pro. qui s’occupe de mes pensées depuis longtemps. Elle que j’ai choisie pour son apparence dureté et sa distance, me traite avec beaucoup de douceur et de compassion. C’est pas une tendre, mais sur ce coup-là, elle mesure l’intensité de ma souffrance et le chemin à parcourir.

Si vous avez quelqu’un de votre entourage qui souffre d’infertilité, 2 solutions s’offrent à vous : vous confrontez à sa douleur et gardez le lien qui vous lie à cette personne, il faut trouver les bons mots voire accepter cette mise à distance qu’elle place entre vous et elle… ou si vous ne savez pas comment l’aborder, passez votre chemin.

La toile regorge de posts sur les pires choses que les femmes infertiles se sont entendues dire ou de posts sur ce qu’elles voudraient entendre. Voici une petite sélection :

http://femmesansenfant.com/que-dire-a-une-femme-qui-souffre-dinfertilite-2/

http://1001chosesanepasdireauxinfertiles.blogspot.be/

http://etrefemmesansenfant.blogspot.be/2013/04/que-dire-une-femme-qui-souffre.html

http://1001chosesanepasdireauxinfertiles.blogspot.be/

Je recommande aussi ce très bon blog.

https://leberceauvide.wordpress.com/renoncer-a-la-maternite/

Je vous embrasse.

Crevette

Chagrin, tant que ça tient !

Quand il n’y a plus de mots pour dire ma souffrance, je me mure dans le silence, les larmes remplacent les mots ; le sommeil brutalement me saisit ou alors l’insomnie. J’essaie tant bien que mal de maintenir les apparences, un semblant de vie professionnelle, plus de vie sociale ou amicale. A la question lancinante « comment ça va ? » je relance un « bien et toi ?  » qui sonne creux. Je ne veux plus mentir, faire bonne figure, mais je n’ai pas envie non plus de partager ma peine avec ceux qui traversent ma vie. Nœuds d’estomac, kilos, migraines, les maux s’accumulent. Les tensions au boulot, les petites phrases assassines de l’un ou de l’autre membre de la famille, les maladresses des copines invitent à lâcher de prise.

A celui qui m’accompagne, je ne parviens pas à mentir je me fatigue moi-même à lui crier mon désespoir et ma colère. J’ai beau lui dire qu’il serait mieux avec une autre, il reste là. Pour combien de temps encore ? A ma sœur qui attend l’heureux événement, je ne dis plus rien de peur de lui casser son bonheur. Je souffre, elle a cette rare intelligence et cette bienveillance qui lui permet de me comprendre. A l’amie qui prend des nouvelles de loin en loin, je ne réponds plus. Pour elle la vie continue, pour moi elle s’est arrêtée et le plafond est chaque jour un peu plus bas…. Tant que ça tient !

La fille de la nuit

Bien que je fasse partie de ces individus qui ont besoin de leur quota (8h dans mon cas) d’heures de sommeil pour fonctionner le jour autrement que sur un mode playmobil, je suis et resterai une fille de la nuit.

Le jour, j’essaie tant bien que mal d’exister dans cet entrelacement permanent de relations que je noue avec mes collègues, famille, amis, connaissances. Autant de dettes à autrui que j’accumule, de relations qui s’empilent sans que j’ai le sentiment de maîtriser ni le temps, ni mon investissement dans la relation. Je ne sais pas dire Non, et je me fais aujourd’hui encore l’effet d’un concierge d’hôtel prêt à répondre à toutes les demandes 24h sur 24. Je vis pour et par la relation à autrui.

Mais avant même de cohabiter avec les autres, je dois cohabiter avec moi-même : mon débit de parole affolant, mon esprit qui court plus vite que mes mots, mon hyper (ré)activité, et l’auto-jugement permanent qui défile dans ma tête :pourquoi tu parles si vite, ils te comprennent pas, arrêtes d’occuper l’espace, adoptes la bonne posture, tu ressembles vraiment à rien aujourd’hui

Puis vient la nuit.

Ville dans la nuitEt là, après tout le remue-ménage (méninges?) de la journée, j’attends que le sommeil vienne me cueillir. Une nuit-refuge qui se mue jour après jour en une vie nocturne peuplée de cauchemars. Alors j’appréhende chaque soir un peu plus le moment où l’épuisement et  la nécessité de reposer ce corps et cette âme fourbus prendront le pas sur mes craintes.

Ce soir comme chaque soir, après une dernière étreinte, je suis restée longtemps immobile, les yeux clos, mon esprit guidé par la respiration régulière de celui qui m’accompagne. J’ai laissé s’écouler les minutes, puis les heures, pour finalement rejoindre le canapé du salon. La maison est silencieuse, j’ai entrouvert un volet, pas un bruit, pas un filet de lumière, mais un sentiment d’éternité. Le temps semble s’être arrêté, et je renoue avec le plaisir d’être là, seule.

Dans la course effrénée que je mène depuis quelques années, je renoue avec la petite fille que j’étais, qui dévorait les livres jusqu’au petit jour pour en connaître la fin. Je renoue aussi avec l’adolescente de 17 ans, qui a passé l’année de son Bac à regarder tous les films en noir et blanc du Cinéma de Minuit  pour reculer le moment où il faudrait revenir à une réalité trop violente : le divorce de ses parents. Pelotonnée dans mon plaid, ce soir, je dépose momentanément les armes et je fais la paix avec moi-même.

Avoir un enfant à soi c’est renoncer à sa finitude

J’ai rencontré l’homme qui partage mes jours et mes nuits, alors qu’il avait déjà trois enfants de deux mamans différentes. Très rapidement, il m’a annoncé qu’il ne voulait plus d’enfant, ce qui n’était pas un problème pour moi dans la mesure où je n’en voulais pas.

Une enfance pas toujours très rose et un manque de confiance en moi avaient tû toutes velléités de porter un enfant. Je ne m’aimais moi-même assez mal et pas suffisamment pour imaginer qu’un jour un homme puisse souhaiter  former avec moi un couple parental. D’ailleurs, j’aurais probablement fui si j’avais rencontré un homme qui avait ce désir de paternité en lui. J’ai donc choisi consciemment et inconsciemment un compagnon déjà père. Qui plus est, outre deux pré-adolescents, il était alors le papa d’une toute petite fille qui est venue enchanter mon quotidien. Au fil des jours, des nombreux moments de complicité entre elle et moi, j’ai progressivement occupé un rôle de « parent », puisque c’est comme cela qu’elle me qualifie. Et bam ( j’aurais pu dire bamp ), le désir de devenir mère est devenu une évidence.

Au fil des jours, des mois, de conversations tendues entre moi et mon compagnon, il a accepté que j’arrête ma contraception, j’avais 37 ans, et j’imaginais alors qu’il ne me faudrait que quelques semaines, quelques mois tout au plus pour que je porte notre enfant.

Vous le savez, à la lecture de ce blog, rien ne s’est passé comme prévu.

Ce n’est pas par plaisir que l’on se coltine la procréation médicalement assistée, il n’y a rien d’évident non plus à choisir telle voie de PMA plutôt que telle autre, rien d’évident non plus de renoncer à porter son enfant, de se tourner vers l’adoption, ou encore de faire une croix sur son désir. La stérilité réunit et sépare les couples. Mr Crevette et moi n’avons pas le même désir concernant cet enfant que je ne peux nommer comme tel puisqu’il n’existe pas. Ses motifs sont aussi légitimes que les miens, ne le jugez pas, je savais où je mettais les pieds en m’embarquant dans ma belle et grande histoire d’Amour avec lui. Mais, la vie divague, nos désirs aussi.

Ce désir d’enfant qui est monté lentement en moi, m’a prise au dépourvu, a déplacé des croyances bien ancrées en moi : tu seras une mauvaise mère, ma fille ! , j’ai voulu un enfant pour des tas de raisons : trouver ma place dans la famille que forment Mr Crevette, ses enfants et leurs mères ; partager l’expérience de parents avec mon compagnon, me prouver à moi-même que je serai une bonne mère (je connais le cd d’ Emilie Jolie par cœur, je fais hyper bien les grimaces, les gâteaux au choco, et je suis fortiche aux billes… c’est déjà un bon début) ; faire la nique à la Vie qui ne m’a pas toujours fait de cadeaux, écouter enfin mon désir avant celui des autres (pour une fois), perdurer mon identité dans celle d’un autre être humain (j’ai bien conscience qu’il aurait hérité au passage de mon humour débile et de mon inquiétude à vivre…), mais j’espérai parvenir à en faire un petit être heureux  qui aime et qui s’aime. Faire un enfant reviendrait à mettre un terme à ma finitude. Mon existence perdurait à travers la sienne.

Aujourd’hui, Mr Crevette et moi vivons de hauts et de bas…Ce week-end, ma miss 7 ans qui me voit souvent pleurer m’a dit :  si Papa veut pas de bébé, bah tu vas chercher un autre Amoureux . A peine une seconde plus tard, elle m’a dit : Ah ben non, tu peux pas, sinon tu vivras plus ici, et je veux que tu restes là !. Combien je t’aime toi, ta ptite bouille, tes bras qui m’entourent, tes bisous et ta sensibilité. J’ai choisi de jouer franc jeu avec toi, de te dire pourquoi souvent je pleure, mais n’ai pas peur ma « ptite Pousse » je serai toujours là.

Tout ça pour dire que la vie emprunte tous les chemins, mon blog aussi. Je suis dans la famille des blogs de famille recomposée, celle de la pma, celle des fifilles, celle des gourmandes, celle des modeuses…

A ma grande surprise, mon blog a été sélectionné pour le Blog and Digital award organisé en Belgique par le Vif Week-end, catégorie Personnel. logo_blog_digital_awardsv3_2

Allez sur le site, et votez pour les super blogs belges qui foisonnent, mais ne votez pas pour moi. Ce blog, c’est ma douleur et un peu de mon bonheur aussi parfois. Pas de prix ni de partenaire à la douleur et aux divagations de la vie, sinon ceux des lecteurs et lectrices de passage sur mon chemin.

Mon piano à Gare du Nord

Si mon implantation en Belgique se consolide jour après jour, j’avoue prendre un plaisir certain à débarquer Gare du Nord. Adolescente, c’était le lieu de tous les possibles, la porte vers Paris, ses théâtres, ses magasins. Aujourd’hui dès que je dépose un pied sur le quai et que je me perds dans la foule des voyageurs pressés, je me sens chez moi. Cette gare bien que rénovée, a su garder son charme d’antan, la lumière y est particulière. Elle éclaire chaque passager : filant vers la bouche de métro, attendant patiemment devant le tableau que la voie vers un Ailleurs s’affiche enfin.

J’y ai mes petites habitudes, je file au salon Thalys – Grands Voyageurs faire le plein des magazines et journaux  qui sont mis gracieusement à la disposition des titulaires de la carte  (ma carte arrive bientôt à expiration) et je vais à mon Relay H préféré attraper sur les comptoirs les derniers magazines féminins qui coûtent si cher en Belgique.

Gare du Nord, je ne suis déjà plus en Belgique et pas complètement en France… en suspension…Un état qui s’est prolongé récemment au gré des notes de musique qui s’échappaient ici et là. Plusieurs pianos ont été disséminés dans la gare et c’est ainsi qu’au détour d’un couloir, le voyageur peut s’approprier le tabouret et laisser ses doigts glisser sur le clavier. Ainsi le temps d’un aller retour professionnel, je me suis arrêtée quelques instants pour écouter les compositions de mélomanes amateurs. Un plaisir gratuit, simple à portée de soi.

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photo :Holger Eilhard

Un pied en France, l'autre en Belgique, le coeur à la frontière

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